En haut (de g. à d.) : Céline BOUSSEYROUX, Simon AUCLAIR, Alexandre WEBER, Julien DEUX
En bas (de g. à d.) : Charles JOFFRE (méconnaissable !), Loïc CHAYRIGUET, Emmanuelle FAURE

Le 15 avril dernier, les étudiants du MS GIAS ont eu l’opportunité d’assister à l’émission du CANAL FOOTBALL CLUB (CFC) dans les studios de production de Boulogne-Billancourt. Nous étions invités par Samir Boudjemaa, directeur de Canal+ Events.

Nous sommes arrivés au studio de Canal+ vers 17h30 dans la file de droite, réservée aux invités… la classe, on était VIP au CFC ! Après avoir pris nos cartes d’identité puis après avoir signé un papier pour les droits d’images, nous voilà au vestiaire et là, impossible de garder un appareil électronique avec nous, donc pas de photos, ni de portable pendant 5h ! Bref, nous avançons et nous voilà sur le plateau. Finalement c’est moins impressionnant qu’à la télé, mais c’est quand même  pas mal surtout avec 300 personnes dedans.

Du coup, nous voilà installés derrière la chaise d’Hervé Mathoux, en regardant Montpellier-Lorient sur les écrans de l’émission. Montpellier étant premier devant Paris, l’ambiance était assez lorientaise pour le coup ! Bref, 19h15, début de l’émission, tout le monde se met bien droit, en avant la musique et Hervé Mathoux commence l’émission sous nos applaudissements. On arrive à peine à l’entendre, c’est assez surprenant. Pierre Menès est, a contrario, facilement audible…

L’émission se passe bien, on a tous plus au moins mal au dos ou aux fesses (il faut dire que c’est cool, mais pas vraiment confortable) avec quelques temps de répits pendant les pauses pubs ou reportages.

21h : début du match, c’est la foire sur le plateau avec les 300 spectateurs, le staff du CFC nous donne quelques trucs pour nous restaurer et on regarde le match paisiblement. Mi-temps, petit débrief, puis début de la seconde période. Là nous sommes allés à la rencontre d’Hervé Mathoux avec qui nous avons discuté du mastère et de nos perspectives. Une rencontre tout en sourire, pendant l’émission, nous avons été vraiment enchantés de cette petite entrevue. “Il est maxi cool Hervé Mathoux” et ouais… dommage qu’il ne vienne plus faire cours au MS GIAS ! Et ensuite nous sommes allés avec un des membres du staff, qui nous a fait visiter la régie-vidéo (on a aperçu le fameux Jean-Jacques Amsalem !!), le déroulement, comment ils travaillent, puis la régie-son avec qui nous avons discuté pendant quelques minutes sur leur rôle durant l’émission et le match.

Après ces rencontres nous sommes retournés nous asseoir pour profiter des quelques moments restants sur le plateau en regardant la fin du match et le débrief jusqu’à 23h15…
On aura passé une agréable après-midi et soirée au CFC. C’était à la fois original (certains n’avaient jamais assisté à une émission de leur vie) et passionné, puisque bon nombre d’entre nous regarde l’émission tous les dimanches.

A refaire pour les futurs GIAS 2012-2013 !

 

Pour la dernière intervention de l’année, le MS GIAS a eu la visite jeudi 5 avril de Francis Jaluzot, entrepreneur, et créateur notamment du gratuit 20 minutes.

A la différence des précédents intervenants, pour la plupart professionnels du monde du sport, c’est en qualité d’entrepreneur qu’est venu Francis Jaluzot, pour nous parler de création d’entreprise.

Dans la première partie de son intervention, M. Jaluzot est revenu sur le cas du mensuel gratuit Sport, malheureusement disparu aujourd’hui. Il est revenu avec nous sur toutes les étapes de ce projet : conception,  études de marchés, études de la concurrence, et toutes les questions que l’on se pose lors du lancement d’un tel produit : gratuit ou payant, Paris ou toute la France, hebdo ou mensuel, généraliste ou spécialiste etc. Il nous a expliqué comment répondre à ces questions, et quelles furent ses réponses dans ce cas.

M. Jaluzot a ensuite abordé la phase de levée de fond. Comment présenter son projet, son produit et son équipe. Comment créer et finaliser un business plan (estimer les coûts et les revenus, etc) qui tienne la route, et comment le défendre face aux banques et aux investisseurs.

Dans la deuxième partie de l’intervention, nous avons ensuite présenté les projets de création d’entreprise que nous avions préparés en vue de l’intervention.

Après une présentation d’environ 10 minutes par groupe, nous avons reçu les commentaires et les conseils de M. Jaluzot sur nos business plans et nos présentations. Ces conseils bienvenus ont porté aussi bien sur la forme de la présentation que sur la structure et l’objet de l’entreprise, et nous ont permis de voir qu’il est très difficile de convertir une bonne idée en entreprise rentable.

M. Jaluzot était venu avec l’espoir d’éveiller l’instinct entrepreneurial en nous, je ne sais pas s’il a réussi, mais nous avons en tout cas réalisé tout le travail nécessaire pour passer d’une bonne idée à une entreprise qui marche.

Charles JOFFRE

Le mardi 27 mars, le MS GIAS a reçu la visite de Patrick Mignon, sociologue du sport à l’INSEP.

Son statut de chercheur en sciences sociales et son activité ont permis d’apporter un angle d’éclairage différent sur les problématiques auxquelles est confronté le sport professionnel en France.

Dans un premier temps, il a abordé le sport moderne et ses origines, dans une thématique du sport spectacle, c’est-à-dire le sport comme spectacle et non comme activité se suffisant à elle-même. Nous avons ensuite abordé les notions de phénomène de masse, et du sport en tant que vecteur de contrôle social et d’unité politique.

M. Mignon a ensuite abordé le sujet du sport en tant que producteur d’aliénation et d’oubli. En nous plongeant dans l’immédiat et en nous engageant totalement, le sport nous permet d’oublier notre environnement et ses problèmes immédiats.

Le sport est aussi pour le grand public la symbolisation de trois principes qui sont l’égalité, le mérite et la chance, qui donnent la justice ; pour laquelle le spectateur s’engage émotionnellement.

Dans la deuxième partie de son intervention, M. Mignon a abordé plus spécifiquement  les thématiques liées au supportariat : mouvement ultra, hooliganisme et les réponses qui y sont apportées.

Il y a deux types de supportérisme, classés comme communautaire ou sociétaire. Le supportérisme communautaire se définit comme moins réfléchi, et partie du contrôle social exercé par la communauté sur l’individu. Le supportérisme sociétaire se définit par contre comme décision consciente, faisant part de la construction de l’identité de l’individu. Le supportérisme ultra découlant de ces deux postures se décrit en tant qu’objet sociologique comme un militantisme politique ; tant au niveau de ses motivations que de ses structures et objectifs.

Après  des explications poussées, M. Mignon a ensuite abordé les politiques mises en place par les pouvoirs publics pour contrer le hooliganisme. Pour l’instant, les seules réponses apportées sont de l’ordre judiciaire, et envisagées selon le problème de l’ordre public, contrairement aux autres pays européens qui englobent aussi les aspects sociaux du problème.

Pour conclure, ce fut une intervention très enrichissante, qui nous a permis d’aborder des problématiques du monde sportif sous un angle nouveau.

Charles JOFFRE

Le lundi 20 mars, nous avons rencontré Mickaël Thuillez, directeur administratif et financier (DAF) du Sporting Club Albigeois (SCA). Pendant cette journée, nous avons échangé sur différents domaines, en passant de la gestion d’un club professionnel jusqu’aux plus petites missions d’un directeur A&F.

Arrivé au club en Fédérale 1 et sorti tout droit de ses études, Mickaël a été stagiaire, chargé de communication, puis propulsé directeur administratif. Malgré ses études, il a été confronté directement à la réalité de gestion d’un club, puis aux diverses joies du passage au rugby professionnel, sans oublier les montées en Pro D2 puis Top 14, qui bouleversent l’économie d’un club.

On pourrait le considérer comme un « self made man » qui a énormément appris tout au long de sa jeune carrière, et qui a maintenu son intérêt pour le club et pour ses missions. Pendant quelques mois, il a également tenu la présidence du club, en transition entre deux présidents. Être DAF, n’implique pas seulement d’être compétent en finances ou sur l’administratif d’une société. Dans des petites structures, il faut aussi être capable de gérer le personnel, les contrats, le secrétariat, les commandes, etc…

Durant la journée, nous avons également discuté des risques et obligations qu’un DAF doit connaître et anticiper. Par exemple, le simple fait de poser sa signature sur des documents peut engager une importante responsabilité en cas de soucis. Le SCA a vécu quelques soucis après sa montée en Top 14 et a été rétrogradé administrativement (et non pas financièrement) en Pro D2. Un autre exemple, il y a 3 ans, tous les présidents de clubs qui avaient travaillé avec un agent légèrement frauduleux, ont été contraint de se rendre au commissariat le plus proche, afin de s’expliquer sur des transferts de joueurs…

Après avoir examiné les différentes missions d’un DAF, les risques mais aussi les qualités requises pour le poste, nous avons débattu durant 30 min avec une session de questions-réponses autour de l’actualité du sport, rugby et football en particulier.

Cette journée fut forte agréable, intéressante, et nous avons pu découvrir une autre facette de la vie en club professionnel.

Loïc CHAYRIGUET

La semaine passée, nous avons reçu Thierry Wendling, un homme dont les expériences sont multiples : directeur de l’ISEG Strasbourg, actionnaire du RC Strasbourg et consultant pour Adidas France. Son intervention était alors axée sur le marketing des équipementiers avec un cas d’école sur Adidas.

Son intervention nous a permis d’aborder le processus d’analyse marketing aboutissant aux choix stratégiques des équipementiers.

Nous avons commencé par effectuer la veille marketing d’Adidas. Nous avons donc abordé la segmentation de l’offre d’Adidas, les particularités de la demande quand il s’agit d’articles de sport et ainsi les particularismes de l’environnement du secteur. Nous avons ensuite continué l’analyse par le constat SWOT. Thierry Wendling nous donne alors son mot d’ordre de l’analyse marketing : « le bilan stratégique marketing permet d’identifier les hypothèses stratégiques prioritaires du futur MIX ». Et, comme il le dit, si l’on ne garde pas ça en tête, notre analyse est faussée !

Par la suite, nous sommes entrés dans la phase d’évaluation, c’est-à-dire l’analyse et la critique des procédures existantes. Pour cela, Thierry Wendling nous a présenté deux types de grilles d’évaluation : la grille de Richman, grille d’évaluation fonctionnelle, et la grille d’Omeara, grille d’évaluation des stratégies marketing existantes.

Enfin, nous avons fait le point sur nos connaissances des différentes matrices du marketing à savoir la matrice BCG, la matrice ADL et la matrice Mc Kinsey.

Ainsi, c’est au travers de l’étude du cas Adidas que Thierry Wendling nous a présenté les bases de l’analyse marketing. C’est en abordant un cours théorique concernant le marketing qu’il nous a présenté l’univers des équipementiers et qu’il a évoqué ses différentes expériences dans le monde du sport.

Emmanuelle FAURE